
Quel que soit le mode d’épuration des eaux usées, les boues sont initialement constituées d’eau (99 %), de matière organique fraîche, très fermentescible (dont la composition favorise le développement des fermentations), et de matières minérales dissoutes ou insolubles.
Selon l’utilisation qui doit en être faite, des traitements complémentaires leurs sont appliqués, pour réduire leur teneur en eau, stabiliser la matière organique, en diminuant sa fermentescibilité pour réduire ou même supprimer les mauvaises odeurs et les hygiéniser, si nécessaire, en détruisant les micro-organismes pathogènes.
Le SIAC a choisi le calci-traitement des boues liquides. Il s’agit d’un ajout de chaux. Celui ci permet l’augmentation de la siccité des boues, (pourcentage massique de matières sèches), une réduction des mauvaises odeurs, une réduction également de la quantité de boues à stocker ainsi qu’une stabilisation et une hygiénisation à long terme. Ces boues liquides passent ensuite par une centrifugeuse afin d’être déshydratées.

Le syndicat a retenu la valorisation agricole des boues comme solution pérenne d’évacuation de celles-ci. En effet elle permet le bon fonctionnement des systèmes de traitement ainsi que des conditions de rejet dans le Cérou, et la diminution des apports d’engrais et de fertilisants dans les champs agricoles.
L’épandage agricole des boues est soumis à autorisation préfectorale en application de la réglementation "eau".
Ce qui implique notamment que les opérations d’épandage sont subordonnées à :
la réalisation d’une étude préalable, accompagnée d’analyses des boues à épandre et des sols devant les recevoir,
une programmation des opérations d’épandage ou "plan d’épandage" comprenant un programme prévisionnel, une information préalable, des analyses de boues et de sols, un contrôle de terrain par un responsable désigné, la tenue d’un registre des épandages, enfin un bilan agronomique dûment enregistré chaque année.
Pour consulter les textes réglementaires :
Articles R211-26 et suivants et article R216-7 du code de l’environnement